LES PÈRES EN PAROLES ET POÈMES

Pères aimants, pères stoïques, nouveaux pères et pères vieillissants;

Pères dévoués, pères appréciés, pères héroïques et pères absents.

Vous les trouverez tous parmi les citations et les textes-paroles suivants.

JOYEUSE FÊTE DES PÈRES !

 

 

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I.       Paroles de Pocahontas   : Grand Corps Malade

J’adore cette piste, tirée de l’album concept Il nous restera ça. Inspirée par son message universel, j’ai transformé les paroles en activité pédagogique pour mes élèves adultes de français langue seconde, en enlevant, ici et là, des mots qu’ils doivent ensuite saisir à l’écoute et transcrire dans les espaces prévus. J’espère que Grand Corps Malade n’en sera pas vexé, mais j’ai confiance qu’il serait vite consolé en apprenant que tous les élèves (incluant certains débutants) saisissent très vite le sens et la beauté du texte et s’identifient presqu’instantanément aux émotions exprimées.

 

(pour voir la vidéo) 

On a déjà eu les premiers mots, les premiers rires déclenchés
Les premiers pas, les premières courses, les premiers genoux écorchés
Les premières photos à quatre, les premières crises de cauchemar

Les premières nuits pointillées, les premiers vices de couche-tard
On a encore les Memory et les parties de dominos
Les jouets qui font trop d’musique et les matins trop matinaux
Les journées de taff’ raccourcies, l’ultimatum de 16h30
Et les promenades au parc, tous les jours où ça leur tente
On continue de s’émerveiller devant un dessin d’cosmonaute
Ou un bonhomme pâte-à-modeler avec un bras plus grand que l’autre
On continue de vouloir filmer tous ces moments insensés
Qui ne reviennent plus jamais, dès lors qu’le film est lancé
On a eu les premiers hostos, les inquiétudes, les premières peurs
Les premières grosses engueulades et les punitions à contre cœur
Les premiers cadeaux débiles avec leur nom sur leur tasse
Les siestes d’un œil sur l’canapé en regardant Pocahontas

On attend sans impatience, les premiers devoirs à la maison
Les premiers stress de contrôle, les boules au ventre à l’horizon
Les premiers mots dans le carnet pour les tarés quand ils s’amusent
Les premières mauvaises notes, pour les carrés de l’hypoténuse
On redoute un peu quand même le cartable de 20 kilos
Cahiers à spirales, intercalaires, trousse qui déborde de stylos
Et puis il y’aura premier portable, les premières boums, premières soirées
Les premières peines de cœur, premier rencard un peu foiré
Ce sera un peu l’moment de toutes les grandes premières fois
Les premières cuites, les premières nuits qu’on ne nous racontera pas
On les regardera agir avec un pincement au cœur
Car de leur vie on deviendra de plus en plus spectateur
Il y’aura la première fois moins de 5 fautes au code de la route
Qui leur permettra de s’éloigner encore plus vite et puis sans doute
Suivra leur premier appart avec une Pocahontas bien élancée
Ils reviendront vider leur chambre, ça j’ose même pas y penser
Il nous restera ça je l’espère, ce sentiment essentiel
De les avoir bien préparé à cet immense bordel
Il nous restera ça j’en suis sur, cette indicible joie
De les voir courageux, bien épanouis dans leurs choix
Il nous restera une maison avec une ou deux chambres en trop
Retrouvant le statut de jeune couple en perdant celui de parents pro
Il nous restera à regarder devant en appréciant ce qu’il y’a derrière
Prendre pleins de photos de demain, pour compléter celles d’hier
Et puis les chambres en trop seront à nouveau amochées
Par la nouvelle génération des premiers jouets écorchés
Le cycle jouera son rôle implacable et fatidique
Et on retrouvera des jouets modernes qui feront toujours trop de musique
Au milieu des nouveaux cris on s’dira qu’on a réussi
À fabriquer ce manteau, qui nous protège la vie
Ce confort impalpable, ce tremplin, cette béquille
Ce miracle anodin, on a fait une famille

Et avec mes p’tits enfants et la télé juste en face
J’me vois bien faire une bonne sieste
Pourvu qu’ce soit Pocahontas

 

Images tirées de la vidéo Pocahontas
Images tirées de la vidéo Pocahontas

* * * * *

“Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture.” – Proverbe cambodgien

 

II.         Paroles de Papaoutai    – Stromae, de l’album Racine Carrée

(pour voir la vidéo)

Dites-moi d’où il vient
Enfin je serais où je vais
Maman dis que lorsqu’on cherche bien
On finit toujours par trouver
Elle dit qu’il n’est jamais très loin
Qu’il part très souvent travailler
Maman dit travailler c’est bien
Bien mieux qu’être mal accompagné
Pas vrai?
Où est ton papa?
Dis moi où est ton papa!
Sans même devoir lui parler,
Il sait ce qu’il ne va pas.
Hein sacré papa!
Dis moi où es-tu caché!
Ça doit…
Faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?
Quoi, qu’on y croit ou pas
Y aura bien un jour où on y croira plus
Un jour où l’autre on sera tous papa
Et d’un jour à l’autre on aura disparu
Serons-nous détestable?
Serons-nous admirable?
Des géniteurs ou des génies?
Dites nous qui donnait
Sans soucis responsable!
Ah dites nous qui diar
Tout le monde sait
Comment on fait des bébés
Mais personne sait
Comment on fait des papas
Monsieur j’sais tout
On aurait hérité, c’est ça.
Trop d’sucer d’son pouce ou quoi?
Dites nous où s’est caché,
Ça doit…
Faire au moins mille fois qu’on a
bouffé nos doigts
Hé!
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?
Où est ton papa?
Dis moi où est ton papa!
Sans même devoir lui parler,
Il sait ce qu’il ne va pas.
Hein sacré papa!
Dis moi où es-tu caché!
Ça doit…
Faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!
Où est ton papa?
Dis moi où est ton papa!
Sans même devoir lui parler,
Il sait ce qu’il ne va pas.
Hein sacré papa!
Dis moi où es-tu caché!
Ça doit…
Faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Où t’es? Papaoutai?
Outai outai où papaoutai?

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Images de la vidéo Papaoutai, de Stromae

 

*  * *  *

Manque de père, manque de repères. » (Anonyme)

* * * *

III.       Le plus fort, c’est mon père– Lynda Lemay

(en vidéo)

Comment t’as fait maman

Pour savoir que papa
Beau temps ou mauvais temps
Il ne partirait pas
est-ce que t’en étais sure
ou si tu ne savais pas
est-ce que les déchirures,ça se prévoit
Comment t’as fait maman
Pour trouver le bon gars
Tu l’as connu comment
Tu l’as aimé pourquoi
est-ce que y’en avait qu’un
dans tout le présent siècle
et il s’trouve que c’est toi qui dors avec

Refrain:
Comment t’as pu trouver
un homme qui n’a pas peur

Lynda Lemay
Lynda Lemay

qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur
Jle disai y’a longtemps
Mais pas d’ la même manière
T’as d’la chance maman
Le plus fort c’est mon père
Comment ça s’fait maman
Que dans ma vie à moi
Avec autant d’amants
Avec autant de choix
J’ai pas encore trouvé
Un homme comme lui
Capable d’être amant,père et mari
Comment t’as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu’il parte en courant
Avec c’que t’as d’meilleur
Est ce qu’y a des mots magiques
Que t’as dit sans t’rendre compte
Explique moi donc c’qu’y faudrait qu’je raconte

Refrain

Quand j’ai l’air d’les aimer
Les hommes changent de regard
Si j’ose m’attacher
Y s’mettent à m’en vouloir
Si je parle d’avenir
Y sont djà loin derrière
J’avais raison dle dire
Le plus fort c’est mon père
Vas-tu m’dire maman
Comment t’as pu savoir
Dès le commencement
qu’c’était pas un trouillard
Qu’il allait pas s’enfuir
Et qu’il allait tout faire
Pour que je puisse dire
Le plus fort c’est mon père
Quel effet ça t’a fait
quand tu l’a rencontré
Est c’que ça t’paraissait
qu’il allait tant t’aimer
Les hommes bien souvent
Paraissent extraordinnaires
Mais dis toi bien maman…
Qu’le plus fort… c’est mon père.

* * * *

Dans l’univers confus et moite, chaotique et charnel de l’effusion sentimentale, le père introduit de l’ordre, autrement dit le principe de réalité. »

– De Geneviève Bersihand / Les Filles et leurs pères

* * * *
Père et fils réfugiés
Père et fils réfugiés

* * * *

« Aie dans les veines le doux lait de ta mère, et le généreux esprit de ton père ; sois bon, sois fort, sois honnête, sois juste ! Et reçois, dans le baiser de ta grand-mère, la bénédiction de ton grand-père.”

* * * *

De Victor Hugo / Correspondance

IV.           Un Enfant – Jacques Brel

(écouter la chanson)

Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance
Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n’en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ça s’endort de l’or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver

Un enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées
Mais un enfant
Et nous fuyons l’enfance
Un enfant
Et nous voilà passants
Un enfant
Et nous voilà patience
Un enfant
Et nous voilà passés.

Winslow Homer, Daddy's Coming (1873)
Winslow Homer, Daddy’s Coming (1873)

* * * *

“Les pères ne savent jamais rien de leurs fils. Ni les fils de leurs pères.”

– De Patrick Poivre d’Arvor / L’irrésolu

* * * *

V.         Mon père, ce héros – Aldebert

(en vidéo)

Tout est là en pagaille
Les différents décors
Un éclat dans l’émail
Je m’entends dire encore
« Mon père à moi, y peut
Traverser en apnée
Une longueur de piscine
Il est pas fatigué ! »
J’ai les sons des chevaux                     DSC_00172
Qui résonnent et projettent
Des histoires de Château
De dragons à trois têtes
Moi qui t’ai vu si haut
Dressé façon Pégase
Comme un cheval-oiseau
Arrêté dans l’extase
Les taches de rousseur
Que je portais gamin
Se dessinent en douceur
Aujourd’hui sur tes mains
Tout doucement la vie s’avance
Evidemment…
Quelles que soient les distances
C’est à toi que je pense
Mon père ce héros
Le moral à Zorro
Jouer au tour de France
Partir à l’aventure
Avec pour diligence
Une diane bleu azur
J’aime quand tes yeux se posent
Sur la ligne d’horizon
Bill Murray se repose
Contemple les saisons
S’enfuir et s’embarquer
Vers les mers où naviguent
Souvenirs en vrac et
Sonates de Ludwig
Tout doucement la vie s’avance
Evidemment…
Quelles que soient les distances
C’est à toi que je pense
Mon père ce héros
Le moral à Zorro
Bien souvent je devine
Cachées sous ton humour
Les blessures en sourdine
Et ce trop plein d’amour
Petit père, mon papa
Deux syllabes bégayantes
Le témoin délicat
De la vie qui s’évente
Quelles que soient les distances
C’est à toi que je pense
Mon père ce héros
Le moral à Zorro

 

“Un vieux père et des manches déchirées n’ont jamais déshonoré personne. »

– Proverbe brésilien

 

 » Tant que je cours, mon père a un fils. »

– Proverbe brésilien

 

Come to Daddy, William Henry Midwood (1833-1888)
Come to Daddy, William Henry Midwood (1833-1888)

 

“L’amour d’un père pour son enfant est voué dés le départ au renoncement, aux déceptions, cela veut dire que les parents doivent grandir avec leurs enfants, en même temps qu’eux.”

De Geneviève Bersihand / Les Filles et leur pères

 

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